L'autre jour, un journaliste m'a demandé si mon roman Ylan, avait inspiré le film du même nom, ou si je m'étais inspiré du film pour écrire le roman. Dans les faits, j'ai commencé par l'écriture du roman, puis, désireux de faire un court métrage, à l'attention de différents festivals, je me suis inspiré de mon manuscrit pour en faire le film qui sera disponible à l'achat, d'ici quelques jours, sur Internet, mais également en magasins, Fnac, Virgin.
A travers mon travail, je souhaitais partager mon horreur du jugement de ce qui est différent. J'ai donc choisi un thème, qui pourtant, n'est pas facile, la sexualité. Je voulais raconter l'histoire d'un homme qui perd son petit ami, et comparer cette perte, à celle d'un homme qui perdrait sa femme, ou une femme qui perdrait son mari. En faisant ce parallèle, j'avais l'ambition de démontrer qu'il n'existe, finalement, aucune différence. D'ailleurs, tant à travers les images du film, que les lignes de mon roman, on se rend compte que la quête amoureuse est la même pour tous.
Le roman est davantage axé sur la personnalité de David, le personnage principal. Je voulais parler de la famille, mais également de la religion et du regard des autres. Quelques commentaires m'ont déjà été faits à ce sujet, en particulier sur Déborah, la mère de David. Mère juive, s'il en est ; particulièrement attachée à sa religion, elle considère la sexualité comme un sujet qu'il ne faut pas abordé, jusqu'au jour où elle apprend, tout à fait " fortuitement " l'homosexualité de son fils adoré.
Dans le film, compte tenu de l'absence de moyen, je n'ai pas pu engager suffisamment d'acteurs pour qu'il soit le reflet exact de mon roman, d'ailleurs, ce n'était le but. Je voulais raconter la même histoire, mais à travers le regard de l'un des personnages, survolé, dans le roman, mais particulièrement présent dans le film. Un jeune journaliste. Ce dernier semble vouloir pousser David dans ses retranchements, le forçant à parler de sa vie intime, de sa rencontre avec Ylan, ce jeune beur avec lequel il partagera sa vie durant quelques mois.
Par contre, je voulais que mon film soit le reflet exact de ce que je déteste le plus, à savoir le jugement des autres ; je veux dire, des jugements de valeur.
Ce jeune journaliste pose des questions telles que celles entendues par grand nombre de gays, " qui fait l'homme, qui fait la femme ?", " les gays pensent-ils à leurs parents ?", " ne sont-ils pas légers, dans leur comportement ? " etc..
Je n'ai pas la prétention d'avoir une réponse pour chaque question, mais peut-être est-ce qu'il est plus facile de parler des choses que l'on connaît bien. J'ai donc abordé un sujet que je connais bien.
Je n'avais envoyé mon manuscrit à aucun éditeur, simplement parce que je n'y croyais pas vraiment. J'ai donc commencé le tournage de mon film, puis durant le montage, je me suis tout de même décidé à envoyer mon manuscrit à Edilivre, qui avait déjà publié mon premier roman, " Les murs gris de Fontenay-aux-roses ".
Bruno Rodriguez-Haney
[
./page_5pag.html]
Envoyer un message à B.Rodriguez-Haney
[
./pagezeropag.html]
[
./ylan_extrait_bruno_rodriguez_haneypag.html]
Extrait du roman
[
./bluerings_s1pag.html]
Le DVD
[
./page_1pag.html]
Videos
[
./musiques_bruno_rodriguez_haneypag.html]
Musique
[
Web Creator]
[
LMSOFT]